Il y a quelques années, à la sortie d’un dîner, Malek Boutih disait : « François Hollande, c'est un homme de droite et vous verrez, à la fin de son quinquennat, il finira haï par tous, même au PS. » Trois ans plus tard, l'histoire lui donne raison.
 
Par des confidences indignes du monarque républicain qu'il est censé être, François Hollande, a dans un exercice de destruction tous azimuts dont il achève l'ouvrage par lui-même, trahi tous ceux qui ont cru en lui.
Au sein du gouvernement, de la gauche et du PS, l'émoi est vif, la consternation générale et l’incompréhension à son paroxysme.
A tel point qu’à la lecture des premières « petites phrases » issues du pavé Un président ne devrait pas dire ça... (Stock), un ministre du gouvernement Valls lâche cette sentence : « Ce n’est pas possible, il va falloir s'en débarrasser. » et que Jean-Christophe Cambadélis a passé la journée de mercredi à écoper la barque d'un PS qui prend l’eau de toutes parts.
Et pendant ce temps, François Hollande appelle à détruire et à dépasser le PS actuel pour en faire et le renommer en « Parti du progrès »
 
« Moi, président de la République... » Lui président, il aura surtout : détruit sa famille avec Ségolène Royal, envoyé Valérie Trierweiler à l'hôpital, trahi la gauche et ses électeurs et systématiquement éliminé tous ceux qui pouvaient lui faire de l'ombre.
Que sont devenus les principaux chefs de courants du PS avant son entrée à l'Élysée ? Laurent Fabius expédié au Conseil constitutionnel ; Pierre Moscovici évacué vers Bruxelles ; Martine Aubry emmurée dans son beffroi lillois ; Ségolène Royal chloroformée en dame patronnesse de l'Écologie ; Vincent Peillon exfiltré vers Strasbourg ; Benoît Hamon licencié dans le même plan social que Montebourg... Pour Manuel Valls ? C'est pire, il l'a ligoté et l'entraîne inexorablement dans sa chute vers les abîmes. Il n'y a guère qu'Emmanuel Macron qui a réussi à trouver la porte de sortie de l'asile de fous. Et encore...
On voudrait bien comprendre. Pourquoi cette folie finale ? Pourquoi cette haine de soi derrière l'autosatisfaction ? En fait, on n'a pas trop le temps, car un autre patient réclame des soins plus urgents en 2017 : la France, a la santé fragile, suffocant sous le poids de sa dette, souffrant de chômage chronique et prise de malaise identitaire... La France a besoin d'un médecin, pas d'un malade