Chers amis, chers lecteurs,

Trouvez ci-dessous copie conforme du courrier que j'adresse ce jour à nos élus et aux viticulteurs de LATOUR de FRANCE.

Vos appréciations et vos commentaires sont les bienvenus.

 

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Latour de France le 05/09/2015

 

Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs,

Comme chaque année à pareille époque, les berges de l’Agly se voient encombrer de camions, camping-car et autre véhicules bariolés, de toiles de tente et constructions précaires abritant ça et là routard à la recherche d’un emploi et travailleurs saisonniers.

Il n’est pas acceptable de voir ces hommes et ces femmes dont la grande majorité travaille pour un employeur local, vivre sur place plusieurs jours voir plusieurs semaines en totale insécurité et dans des conditions d’hygiène déplorables. Où est donc passé le bon vieux temps où les propriétaires nourrissaient et logeaient leurs vendangeurs ?...

Cette situation récurrente, qui s’amplifie au fil des ans, n’est plus tolérable. Force est de constater que le rappel à la loi et l’expulsion par les forces de l’ordre des contrevenants ne sont pas de nature à solutionner durablement ce problème humanitaire, le laxisme et le laisser faire qui prévalent actuellement non plus, pas plus que l’éventuelle fermeture des voies d’accès à ces lieux de stationnement, par la pose de blocs ou de barrières qui n’aura pour effet que de déplacer le problème.

Je ne peux Monsieur le Maire me satisfaire des réponses que vous m’avez faites lors de notre dernier entretien sur le sujet. M’entendre dire que vous avez rencontré les viticulteurs, que les temps ont changé, que ces gens vivent autrement, que l’on ne peut rien faire ou pas grand-chose, sonne comme un aveu d’impuissance. Il existe des solutions, nous en avons parlé, il est temps me semble t’il que chacun assume ses responsabilités.

Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs nos élus, Mesdames et Messieurs les membres de la commission municipale « Agriculture et environnement », Mesdames et Messieurs les viticulteurs vous ne pouvez-pas ne rien faire ou laisser faire. Ces gens, accueillis dans des conditions indignes, participent à l’économie locale et sont indispensable pour rentrer les récoltes. Ils ont des droits et vous avez des devoirs. 

  • Auriez-vous perdu tout sens de l’hospitalité ? 
  • Auriez-vous oublié qu’il n’y a pas si longtemps beaucoup d’entre-nous, sont comme eux, venus à Latour de France pour faire les vendanges et s’y sont installés ? 
  • Auriez-vous perdu toutes notions d’entraide et de solidarité qui font les valeurs des gens de la terre et du monde rural ?

VOUS NE POUVEZ PAS, NOUS NE POUVONS PAS NE RIEN FAIRE !

Je ne suis pas le seul parmi les Tourils à me préoccuper de cette situation. C’est pourquoi Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs j’ose vous demander de bien vouloir nous dire quelles sont vos positions et nous fixer sur les mesures que vous allez prendre et mettre en œuvre pour que ces hommes et ces femmes, puissent vivre dignement et en toute sécurité sur le territoire communal.

Dans l’attente de vous lire, voir d’en débattre publiquement ou lors de la prochaine réunion de notre conseil municipal, à défaut de pouvoir le faire devant la commission communale « Agriculture et environnement », recevez, Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs, mes respectueuses salutations.


Monsieur Jean Louis Grignard