Un petit coq prénommé Nicolas sur une basse-cour régnait
Mais beaucoup d'animaux, rêvaient de prendre sa place.

 

A gauche, la vache Martine et Ségolène la pintade 
Crurent un temps pouvoir devenir reines.
Mais ce fut François, le pigeon qui le premier leur fit la nique.
Bien aidé il est vrai par Dominique le cochon, qui manqua d'aller à l'abattoir
Pour avoir culbuté un jour de mai une grande poule noire.

 

A droite, le vieux coq Jacquot vivait tant bien que mal dans le grenier du poulailler
Pendant que quelques malotrus voulaient lui faire un procès pour des histoires de sacs de blé
Mais le vieux coq Jacquot soutenu par Bernadette la belette
Prétendait qu'il avait tout oublié.
Pourtant, dès que passait une jolie poulette
Il retrouvait toute sa tête.

 

Y avait aussi rodant dans les parages, Mélenchon, le bouledogue grognon
Qui aboyait très fort pour un oui pour un non et qui mordait bien volontiers pour de bon.

 

Mais il y avait surtout François, le pigeon maladroit
Qui collectionnait les bourdes tout en prenant du poids
Aidé comme il se doit par le lapin Ayrault et par Valls le taureau.
Il planta bien des graines mais le blé fit défaut
La récolte fut mauvaise,
Et il se consola comme il le put, par la baise.

 

N’hésitant pas de temps en temps à se déplacer tout seul au péril de sa vie 
Pour aller retrouver dans son nid, une tourterelle se prénommant Julie.
Les canards indiscrets révélèrent leur secret
Dès lors, rien n’ira plus dans le poulailler
Et la compagne officielle la dinde Valérie
Jura pour se venger de faire de l'animal un bien dodu rôti.

 

Dans la cour de la ferme les animaux pleuraient
"Nous nous sommes faits plumés, on s'est fait pigeonnés
Avec le p’tit coq Nicolas nous étions dans le pétrin
Avec le pigeon François, nous sommes dans le purin !"

 

Le p’tit coq Nicolas avait bien des tracas
Des juges, des rapaces l’avaient pris en chasse et tout ça l'agaças
Et dans la basse-cour les animaux jasaient
"Le p’tit coq est grillé, il est foutu, carbonisé ! ''

 

Son propre poulailler regorgeait d'ennemis
Il y avait Fillon, le sombre, le hibou aux sourcils bien fournis,
Et puis aussi Le Maire, un jeune caneton
Encore plein d'illusions
Et surtout il y avait Juppé, le héron qui s'y voyaient pour de bon.
Sans oublier François, le pigeon mou et rond, le seul vrai étalon !

 

Le p’tit coq Nicolas n’en pouvait plus, il hérissa sa crête 
Et au petit matin hurla : "Je veux de ce poulailler reprendre la tête !
Je suis le parfait animal pour nettoyer tout ce merdier
Car comme tous bons gallinacés, je suis le seul sachant chanter, les deux pieds plantés dans le fumier 
Et n’en déplaise à beaucoup
Même dans la merde jusqu’au cou ! "

 

Celle qui se réjouissait tout bas
Des déboires du pigeon François et du tracas du p’tit coq Nicolas,
C'était la fille du loup borgne qui avait échoué à devenir roi.

Une louve à la voix rauque et à la chevelure blonde
Se faisant passer pour une brebis aux yeux du monde
Répétant comme une litanie
"Il faut renvoyer les animaux étrangers chez eux
Sans eux nous serions tellement plus heureux. !"

Certains moutons l'écoutaient béats
Bêê ... bêê ... bêê ...
''Elle dit tout haut ce que nous pensons tout bas ! "
bêê ...


Mais une louve ne saurait se muer durablement en brebis.
Tôt ou tard le beau pelage blanc sur le sol glissera ;
Les belles manières, le charme et la douceur, tout ça disparaîtra
Et la vraie nature du prédateur renaîtra.

 

MORALITÉ
Deux ans et demi après les élections 
Se sont toujours les mêmes qui sont pris pour des cons
Et qui de toute façon, 
De cette farce, sont encore les dindons !