Comme dans tout pays surendetté et mal géré, la toute première décision du nouveau Gouvernement fut d'annoncer la renégociation de ses échéances budgétaires avec Bruxelles. Notre déficit a de nouveau «dérapé», tandis que la dette continue sa progression et frôle aujourd'hui les 2000 milliards d'euros.

David Hume, le père des «Lumières Ecossaises», proclame toute son horreur de la dette publique, et propose des solutions que nous pourrions bien méditer.

« La dette est avant tout une lâcheté morale, qui consiste à faire payer ses excès à ses enfants ».

La dette est à la base de tous nos problèmes économiques, et rien n’est fait par nos gouvernements pour que cela change vraiment ni pour encourager l'investissement voir une épargne productive.

Hume analyse également les conséquences politiques du surendettement. «On s'aperçoit toujours qu'un gouvernement qui a hypothéqué tous ses revenus sombre nécessairement dans un état de langueur, d'inactivité et d'impuissance», car il dispose de marges de manœuvre extrêmement limitées.
Langueur, impuissance ? Vous pensez à quelqu'un en particulier ?
A un certain niveau d'endettement, la spirale des intérêts à rembourser et des créances à renouveler rend pratiquement impossible tout retour en arrière. On sait déjà que les fameux 50 milliards d'économies promises par le Président de la République, ne suffiront même pas à enrayer la hausse des dépenses publiques… «Soit la nation doit détruire le crédit public, soit le crédit public doit détruire la nation», conclut Hume : il s'agit d'une lutte pour la survie. Et il avance une solution radicale fondée sur l'idée qu’en matière d'endettement, aucun remède ne peut être pire que le mal et que : la banqueroute ! Est la seule solution pour remettre les comptes à zéro, et pour redonner une impulsion au pays. Il faut ruiner les rentiers pour sauver la jeunesse : «Des milliers d'hommes sacrifiés pour en sauver des millions».