Mentir et écrire n'importe quoi pour être élu est une tromperie démocratique.

Car le mensonge politique et la fausse promesse peuvent être et devraient être vus comme une trahison, tout au moins un dévoiement, de la démocratie républicaine et une arnaque envers le citoyen qui, in fine, est le détenteur de la souveraineté populaire et dont le représentant doit théoriquement mettre en œuvre ce sur quoi il s'est engagé devant lui.
Mentir et écrire n'importe quoi pour être élu est une tromperie démocratique (que par ailleurs les régimes autoritaires et dictatoriaux utilisent sans vergogne dans leur propagandes interne et externe) qui transforme l'électeur en une sorte de consommateur que l'on tente de gruger avec de la publicité mensongère en lui vendant n'importe quoi. La publicité mensongère peut être condamnée pénalement, pas les fausses promesses politiques … 
Nous votons pour des illusions pourtant imprimées noir sur blanc dans des programmes électoraux. La démocratie n'en sort évidement pas gagnante. Un programme électoral ou des tracts de campagne, s'ils sont des morceaux d'orfèvrerie de fausses promesses et de mensonges, sont aussi, autant d'occasions de partager un univers commun entre ceux qui les écrivent et ceux qui les lisent. Il est tout aussi important de condamner les menteurs que de fustiger ceux qui veulent bien les croire alors qu'ils savent qu'ils mentent.Aucune loi, aucun serment sur l'honneur ne permettront de faire de tous les politiques des personnes respectueuses des citoyens. C'est dans ce que nous attendons, nous tous, de la politique et de ceux qui décident de s'y investir, que se trouve en grande partie la solution. Non seulement pour ne plus gober les promesses intenables et les discours démagogiques que nous savons tels mais également pour ne pas nous en remettre à ceux qui les tiennent en les élisant ou en leur faisant confiance les yeux fermés. Oui, la démocratie républicaine est un combat
Malheureusement , nos hommes d’état, nos élites, la classe politique française, ne se sont toujours pas convertis aux vertus du pragmatisme et de la responsabilité politique qui implique de dire le réel et d'agir sur lui concrètement en proposant des mesures réellement applicables. Paradoxalement, l’on se contente de gouvernement et d’élus médiocres mais pas de promesses et de joutes oratoires médiocres. Il faut être flamboyant et enflammer un auditoire, même et surtout en racontant n'importe quoi. Comme si le paraître était la vertu principale que les électeurs attendent de leurs gouvernants. Tant que nous accepterons cela, les discours politiques et électoraux continueront à être gangrenés par les tromperies et les mensonges dans une sorte de joyeuse mais dangereuse irresponsabilité partagée. Tout autant pour le pays que pour nos communes, les défis que nous avons à relever méritent un discours de réalité dont nous sommes encore loin.