Dans quelques semaines, les Français vont choisir les maires des 36.770 communes de France. Si bien souvent cette fonction paraît symbolique, elle s'accompagne néanmoins d'indemnités. Quelle que soit la taille de la commune, une partie des impôts locaux alimente une enveloppe allouée à l'indemnisation de l'équipe municipale. Définies à l'article L 2123-23 du code général des collectivités territoriales (CGCT), ces rémunérations sont calculées en fonction du nombre d'habitants de la commune et sont fixées selon un barème précis découpé en 8 tranches. Ainsi, un maire d'un village de moins de 500 habitants perçoit 646,25 euros bruts par mois alors que celui d'une ville de plus de 100.000 habitants touche 5512,13 euros, au maximum.

Les adjoints perçoivent des indemnités un peu moins élevés. Ainsi, l'adjoint d'une commune de moins de 500 habitants touche 250,90 euros bruts tandis que celui d'une ville de plus de 200.000 habitants se voit verser 2756,07 euros au maximum. A l'inverse, les conseillers municipaux reçoivent une indemnité fixe de 228,09 euros, quelle que soit la taille de leur commune.

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Il ne faut en revanche pas parler de salaire, mais bien d'indemnités. «Les fonctions de maire, d'adjoint et de conseiller municipal sont gratuites», dit la (CGCT). L'indemnité de fonction «ne présente le caractère ni d'un salaire, ni d'un traitement, ni d'une rémunération quelconque» précise encore la circulaire du 15 avril 1992. Malgré tout, ces indemnités se rapprochent d'un salaire puisqu'elles sont, elles aussi, soumises à imposition. Comme n'importe quel salarié, un maire cotise à la Sécu, à la CSG, à l'assurance vieillesse, etc. Seule différence avec le salarié: l'élu peut faire le choix d'une retenue à la source.