22 juillet 2009
Convergences...
La preuve qu’il
peut y avoir des convergences entre
Europe-Ecologie et le PS.
Daniel
Cohn-Bendit et Michel Sapin ont eu la même intuition. Pour les socialistes,
ont-ils affirmé sans même se concerter, il n’y a qu’une solution qui vaille :
prendre des vacances. Partir loin, tout oublier, se vider la tête pour revenir
en meilleur état psychique. On conseillera une villégiature ensoleillée (la
luminothérapie, c’est bon pour le moral) mais pas trop, car un brin de
fraîcheur sera bienvenu après tous ces moments de surchauffe. Le conseil de
Sandrine Blanchard, qui assure la chronique santé au Monde; une tisane
de millepertuis avant le coucher. Franchement, compte tenu de ce qu’ils ont
enduré au cours de la saison 2008-2009, le coup de calcaire qui, en plein
juillet, a saisi les socialistes était prévisible. Un flash back s’impose. Ames
sensibles, s’abstenir.
D’abord,
il y eut le psychodrame de La Rochelle ; Pierre Moscovici séduit puis
abandonné à la terrasse d’un bistrot du port. Ensuite, ce fut la guerre des
tranchées de Reims où nous vîmes de nos yeux deux dirigeantes pro-Delanoë
frappées en direct d’une crise d’urticaire au moment où Ségolène Royal entrait
en scène. Dans la foulée, ce fut l’ahurissante soirée de poker menteur pendant
la nuit des longs couteaux de l’élection de la première secrétaire. Vinrent
ensuite la cérémonie d’intronisation de Martine Aubry à la Mutualité, dans une
ambiance demi-deuil, et le déprimant Zénith des libertés. Sans oublier les
récurrents départs en vrille de Ségolène Royal, tour à tour autoproclamée
gourou d’Obama et gardienne de l’honneur bafoué de Jose-Luis Zapatero. Pour
couronner le tout, nous eûmes droit à l’épique campagne européenne, longue
série de moulinets dans le vide dont la seule image forte fut la réconciliation
de Rezé. « Ici radio
Solferino ; les socialistes parlent aux socialistes ». Score final
: 16,4% des voix et encéphalogramme plat constaté lors du conseil national du 9
juin qui restera comme l’un des plus glauques.
Mettre les voiles
jusqu’à la rentrée. Le conseil vaut tout particulièrement
pour Martine Aubry et Manuel Valls. Ces deux-là, comme dirait Thierry Roland,
ne partiront pas en vacances ensemble. Vu l’état de leurs relations, ce n’est
pas plus mal. La première secrétaire ne supporte plus Solferino où elle ne
passe pourtant que deux jours par semaine (elle gère le parti « à la petite semaine »
remarque avec causticité Stéphane Rozès, cité par l’AFP). Les arrivées en TGV
gare du Nord doivent donner le cafard à Martine Aubry. Dur métier que le sien.
Les quadras ne manquent jamais de la renvoyer à sa conception « datée » du parti, en
particulier son refus d’accepter le principe des primaires ouvertes (même les
fabiusiens s’y sont ralliés, via Henri Weber). Les parallèles avec le naufrage
du PCF sont devenus un tarte à la crème et ses homologues des autres partis de
gauche ont répondu à peine poliment à sa gentille lettre proposant de
constituer une petite « maison
commune » dans la prairie avant les régionales. Son copain Dany
l’éreinte joyeusement en jugeant que « l’écrit
et les paroles de la lettre de Martine sont quand même largement dépassés
».
La
missive expédiée à ce« cher Manuel », Martine Aubry l’a
écrite sans en référer à son entourage. Nombre de militants auront
apprécié ce coup de sang. Le problème est que cet acte d’autorité, en suscitant
une levée de boucliers de dirigeants qui ne portent pas forcément Valls dans
leur cœur, a surtout établi que la première secrétaire n’avait plus trop les
moyens de taper du poing sur la table. Mais elle en avait assez de souffrir en
silence. Cela peut se comprendre. Reste que la question que d’aucuns se posent
de moins en moins discrètement est ; Martine Aubry a-t-elle un désir d’avenir
au poste qu’elle occupe. Ou, formulée plus brutalement ; combien de temps
va-t-elle tenir ?
Manuel Valls, lui
aussi, ferait bien d’actionner le coupe-circuit, sous peine de
voir fondre non pas les plombs (c’est fait depuis longtemps) mais les câbles.
Son œil noir qui foudroie au laser le vieux parti, son côté Speedy Gonzales
socialiste toujours prêt à pratiquer l’agit’-provoc’, sa vocation de Lucky Luke
capable de dégainer sa candidature plus vite que son ombre et sa manière de
moderniser le PS au Kärcher (mais de gratifier l’assistance d’un discours de
près de deux heures pour déclarer sa flamme présidentielle…) , tout cela lui
permet d’engranger de la notoriété. Pourtant, il faudra bien un jour passer à
autre chose. Tiens, tant que nous y sommes, on se permettra aussi de
recommander une cure de sommeil à Michel « Rocky » Rocard. A force d’accepter
les missions que lui commande Nicolas Sarkozy, il va devenir Michel « Duracell
» Rocard.
On
ne va quand même pas expédier tous ces socialistes en vacances sans leur glisser
un petit mot d’encouragement. Une épidémie de grippe PS a déjà sévi en 1993, et
ils s’en sont remis. Le nouveau virus est certes encore plus virulent mais
s’ils en réchappent – allez, allez, c’est sans doute l’hypothèse la plus
probable - ils auront emmagasiné une telle quantité d’anticorps que tout
deviendra possible, comme dirait l’autre. Et puis, qu’ils se disent aussi que
si leurs électeurs se sont fait plaisir en votant Cohn-Bendit aux européennes,
il est moins probable qu’ils ressentent le même frisson en votant aux
régionales pour une liste verte conduite par un Jean-Vincent Placé ou un autre
écolo semi-inconnu. D’autant que, cette fois, la sanction, ce ne sera pas
Rachida Dati à Strasbourg mais la droite à la tête de la région.
Alors, bonnes vacances
à Martine, à Manuel et à vous tous, socialistes ou pas, qui fréquentez ce blog.
Jean-Michel
Normand
17 juillet 2009
Gros mangeurs s'abstenir
Aujourd’hui pour 16,00 € on n’a plus rien !!!! Et
moi je n’ai pas grand-chose de croustillant à vous mettre sous la dent, un peu à
l’image du repas républicain 2009.
Repas light, ma t’on dit. La qualité était au
rendez-vous, pour la quantité revenir l’année prochaine en n’oubliant pas de
faire suivre un complément nutritionnel et deux doigts coupe faim (les
écrevisses ont fait défaut pour les derniers servis).
Après enquête, il semblerait que ce soit la faute aux 20 personnes qui se sont
inscrites au dernier moment… à quelques gougnafiers qui auraient abusés de la
gentillesse des serveurs, à la crise et à diverses mesures d’économie…. (Conjoncture
oblige).
D’ailleurs je me suis laissé dire que certains élus
déçus une nouvelle fois par la formule « RESTO » envisage pour celui
de 2010 de vous proposer de faire suivre votre gamelle et de la mettre en
commun, façon auberge Espagnole.
Je trouve que ce n’est pas idiot du tout comme idée, ça devrait éviter :
· Toutes critiques sur le rapport : Qualité
/ Quantité / Prix.
· Couper court à toutes spéculations pour
savoir combien les organisateurs se sont mis dans la poche.
· Permettre au plus modestes et aux familles
nombreuses de pouvoir y participer à moindre frais.
Enfin si vous vous levez de table avec le ventre vide,
vous ne pourrez vous en prendre qu’à vous-même, reconnaitre que vous avez sous
estimé votre « petit creux » et arrêter de pester contre la municipalité,
le choix du traiteur ou du restaurateur.
Tiens en parlant de petit creux… J’ai l’estomac qui
gargouille… Faut vous dire que de ce pas, je m’en vais déjeuner, d’une tomate
du jardin, de quelques copeaux de Serrano, et d’un grand verre de vieux
LATOUR.