La Gazette de Triniach

Editorial satirique sur la vie de notre village.

23 octobre 2008

L'homme, le pouvoir et la soif de pouvoir...


Lequel des deux, êtes-vous donc Monsieur le Maire ?

On distingue deux cas de figure : Ceux qui dès leur plus tendre enfance aspirent à diriger, et ceux qui ne sont pas conscients, de cette aspiration.

C’est dès la naissance que s’opère cette distinction. Nourrissons, nous sommes naturellement narcissiques et mégalomane. Nous nous sentons le centre du monde, et comme la seule façon que nous avons de nous faire entendre sont les pleurs et les cris, nous nous rendons très rapidement compte de leur pouvoir.
En grandissant, nous allons apprendre à refouler nos désirs de toute-puissance et, accepter de composer. Certains individus n’arrivent pas à ce principe de réalité.
Souvent, ils ont vécu une enfance sous une figure maternelle protectrice, voire adoratrice et une figure paternelle beaucoup plus distante, voire absente, qu’ils s’efforcent de satisfaire sans jamais y parvenir. Adulte, i
ls vont canaliser toute leur intelligence et toute leur énergie vers un seul dessein : DOMINER, détenir le POUVOIR.  Et pour ce, ils n’hésiteront pas à tout sacrifier pour atteindre ce but. Le pouvoir agit sur eux comme une drogue : plus ils y goûtent, plus ils en redemandent. Jusqu'au point où ils ne peuvent plus s’en passer.

C'est, le cas de bon nombre d'hommes politiques, qui bien qu'accumulant les défaites ou les traversées du désert, persistent dans leur course au fauteuil, et ne prennent jamais leur retraite. Car pour eux, le pouvoir symbolise la longévité et la vie, il brille comme un gage d'éternité.
Ils finissent par confondre leur existence avec leur fonction. Mais ils ne sont pas les seuls.

D’autres, qui n'ont pas développé leur aspiration à diriger, peuvent, par les hasards de la vie, se voir investies un jour ou l'autre d'un pouvoir et s'en retrouvent fort aises !
Car les désirs archaïques que nous avions nourrissons sont refoulés certes, mais n'ont pas totalement disparu et peuvent donc se réveiller.

Personne n'est donc à l'abri des possibles dérives émanant de l'exercice du pouvoir.

Mais comme la dérive caractérielle de celui qui incarne le pouvoir est toujours possible, il faut donc des structures qui le contiennent. Le pouvoir est donc affaire d'équilibre, de répartition des forces et des tensions, de contrôles et de contre-pouvoirs.
C'est une dynamique constante, que l'on retrouve dans tous les groupes, qu'ils s'appellent société, parti, association ou cellule familiale.
Le pouvoir n'est qu'une composante de la vie en société… mais c’est une composante essentielle!

Partout, la qualité de vie des "administrés" dépend forcément de la qualité de celles et de ceux qui accèdent au pouvoir et de l'usage qu'ils en font.

Posté par jeanlouisgrig à 11:05 - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 octobre 2008

Le saviez vous?


Vous avez dit « critiques » ?

Je me suis laissé dire, que Monsieur le Maire, ne supportait plus très bien les critiques et les commentaires, que publie mon modeste et satirique petit journal.

Ne point avoir d’humour, ne pas savoir accepter critiques et opposition, me semble fort dommageable pour l’avenir d’un homme qui comme lui envisage dès à présent de briguer d’autres sièges et rêve tout éveillé à d’autres fonctions politiques.

Qu'il ressentait comme une offense qu’un citoyen ose écrire et lui dire face à face, haut et fort ce que d’autres pensent tout bas. Qu'il estime, son honneur bafoué par un de mes articles.

Il est vrai que son passage chez les Jésuites et son expérience professionnelle ne le prédispose pas à accepter et à tolérer la CRITIQUE, à débattre et à dialoguer.
Chez les « Frères » comme dans « la grande muette », on ne conteste pas le « Père ou le Supérieur» on exécute… Au prétoire, les plaidoiries sont plus un exercice de monologue que de dialogue. Et chez les Magistrats, il n’est pas de bon ton, ni politiquement correct de critiquer ses Pairs et même ses Impairs.

Réagir comme il l'a fait lors de la dernière réunion de notre conseil municipal, ou après avoir invité le public présent à débattre en refusant de me répondre, avant même que question je ne pose est un comportement surprenant pour un maire, se disant démocrate et à l’écoute de tous. De plus, que d’ajouter, tout en regrettant ma présence parmi l’assistance, qu'il ne m’adresserait plus la parole et d’interdire au membres du conseil municipal de le faire, ne fait que confirmer ce que j’ai maintes fois écrit à son sujet et n’hésiterais pas a réécrire si nécessaire, en fonction des circonstances.

Je suis vraiment désolé, s’il s’avérait exact, comme certains de ses amis le déplorent et le colportent, si mes articles et mon abominable acharnement médiatique exercent une telle pression qu’ils lui sont devenus totalement insupportable allant même jusqu'à influer sur sa santé.

Mais avouez tout de même, Monsieur le Maire, que vous faites plutôt preuve de bonne volonté, pour me procurer sujet et matière. J’ose à peine vous en remercier.
Soyez assuré et rassurez vous amis, je suis contre, toute forme D’ACHARNEMENT surtout THERAPEUTIQUE.

Autrement dit, je continuerais avec humilité d’être votre mauvaise conscience et resterais avec impertinence votre poil à gratter.

Posté par jeanlouisgrig à 13:17 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 octobre 2008

Mes échos sur L'écho de Latour


Comme tous les Tourils je viens de recevoir le N°-3- du bulletin municipal d’informations.
Après l’avoir parcouru avec beaucoup d’attention je ne vous cacherais pas mon vif étonnement t’en dans son contenu que dans ses intentions.

Je pensais qu’un bulletin d’informations avait pour principal objectif d’informer mais à LATOUR de FRANCE il semblerait que l’équipe de rédaction, privilégie l’expression tribune libre, plus que l’information. A moins qu’il manque d’information ???
A la lecture des 16 pages que compte cette édition, seules 1/3 remplissent réellement leurs rôles. Les autres servent de support à des exercices de style ou à des articles fort intéressants pour certains, mais qui n'apportent rien en matière d’informations.

Je trouve dommage que divers faits soient passés sous silence. Mais en parlant de silence et sans faire de bruit, permettez  moi de faire réponse à l’article de Monsieur Roland LAMONTAGNE, en lui et vous proposant quelques extraits d’une étude que j'ai découverte sur la "Toile" ayant pour thème:

Le bruit, le silence et le langage 

Nous vivons dans un monde où la verbalisation est la règle et le silence l’exception.

Nous vivons au milieu d’un torrent de mots ; si bien que la valeur du silence nous échappe le plus souvent ; et pourtant, il est difficile de séparer le silence et la parole, le silence et l'intention de signification.
Sans un espace entre les mots, les mots eux-mêmes seraient-ils compréhensibles ?
Nous ne savons plus au fond ce que représente la parole, ni ce que signifie le silence. Pourtant, nous sentons aussi que nous avons besoin du silence. La parole et le silence sont étroitement liés. N’est-ce pas parce qu’à sa manière le silence signifie à travers les mots autant que les mots signifient eux-mêmes ?
Ou bien, il faut admettre que le silence est seulement une impuissance ou une impasse dont le langage nous libère.
Le silence ne dit-il rien ? 

A. Le mur du silence

Il existe plusieurs formes de silence, mais le silence le plus incompréhensible, c'est assurément celui de l'incapacité de pouvoir communiquer.  Nous sommes si familiers avec le bruit des mots qu’il nous est difficile d’imaginer ce que nous deviendrions s’il n’y avait pas de mots, pas de sons, pas de capacité d’audition.
La parole est assurément le mode le plus partagé de la communication.
Ne pas confondre:
silence et l’absence de bruit. Ce n'est pas la même chose qu'exiger le silence et ne rien entendre.

B. Se payer de mots, meubler le silence

Le langage, à lui seul ne remplit pas nécessairement l'intention d'une pensée. Il y a aussi une confusion engendrée par le verbalisme.
Le langage, sans l'espace d’une certaine forme de silence, peut noyer la pensée.
Une pensée paresseuse peut se laisser mécaniquement conduire par le langage : on dit que la lettre finit par tuer l’esprit. Il est toujours facile de répéter des formules apprises, au lieu de réinvestir leur sens. A suivre seulement les mots, on finit par ne plus entendre clairement ce qu'ils disent. Tous les textes finissent par succomber à la surcharge des commentaires. Entre le texte et le lecteur se construit un mur de commentaires.
Une pensée faible s’en laisse facilement imposer. Ainsi la lettre peut se transmettre sans l’esprit qui l’animait. Une intelligence ainsi mécanisée devient incapable de donner un sens à des formules anciennes. On peut parler sans penser comme le perroquet : c'est le danger du
psittacisme. Le langage met en péril la pensée quand il n’est pas maîtrisé et qu'il étouffe la pensée sous une prolifération anarchique et bruyante. Bien sûr, chez l’enfant le psittacisme est légitime, car ce n‘est que peu à peu que sa pensée se remplit de formes précises. Mais chez un être humain doué de culture, les mots ne devraient pas être investis de façon mécanique.
Est-ce à dire que le bruit des mots ne doit jamais étourdir la petite voix de la pensée de celui qui les écoute et les formule?
La puissance du langage peut se retourner contre la clarté et la vivacité de la pensée, peut même la jeter dans la confusion. La parole peut prêter au quiproquo, se révéler inadaptée ou mensongère, ce qui laisse la pensée démunie. En un sens, il est important que l'esprit conserve toujours le témoignage silencieux devant ce qui est dit, sans être jamais étourdi. Important, parce que l’intégrité de la pensée en dépend.
 
La pensée semble essentiellement s'accomplir dans le langage, dans la parole. C'est là qu'elle manifeste le sens, en le moulant dans des concepts adéquats. Mais peut-on aussi dire que le silence est porteur de significations?
La signification ne parvient à se dire que dans les mots. Nous devons être attentifs à ce que représente le bruissement continu en nous des mots. En lui-même le mental qui bavarde constamment et tricote des pensées ne réalise rien ; le bruit de la mémoire ne pense pas, il répète et il se répète lui-même. C'est tout. La répétition ne rend pas l’esprit plus intelligent. Le : Je témoin est obscurci et la conscience est ballottée dans le tourbillon des pensées. Aussi, seule la fermeté d'un silence éveillé de l'intelligence, un silence lucide et serein, donne à l'intellect sa vraie clarté. L'intelligence tire une puissance d'inspiration de la valeur du silence qui réside entre les mots et entre les pensées, ce qui n'a rien à voir avec l'autostimulation de l'ego qui se paye de mots et se gargarise de ses propres pensées.
La Parole, n'est pas le bavardage.
 
Si l’on accorde, plusieurs valeurs au silence, c'est que le silence est révélateur. Il signifie l'existence telle qu’elle est, dans la joie ou le malaise, la jouissance ou le tourment d'exister. Le silence de l'expression de l'existence est d'ailleurs si éloquent en lui-même, qu'il faut beaucoup de bruit pour le contourner, pour s'en évader, afin de ne pas se retrouver seul avec soi-même, confronté à sa propre présence. Pourquoi cette étrange pratique consistant à laisser la télévision allumée en permanence? Pourquoi vouloir se noyer continuellement dans de la musique, sous un casque ? Quoi de plus effrayant pour certains, que le silence?
Nous avons peur de nous retrouver en silence, peur d’être seul, face à nous-mêmes. Alors nous faisons tout pour meubler, assourdir, fuir dans le bruit. C’est ce qui rend souvent compte de ce besoin d’une orgie d'images et de bruit, qui nous éloigne un temps de ce nœud crispé et oppressant qu’est devenue notre propre existence. Comment ne pas chercher une échappatoire devant cet effet de la crispation de l'ego ?
  Le silence est à lui-même son propre sens et notre propre question.

C. Le silence et les états d’être

La communication appelle le langage. C’est une naïveté de croire que la communication pourrait s’accomplir de manière complète avant tout langage. Il faut cependant marquer une différence. A partir du moment où nous disposons du langage, si la communication prend sa vraie valeur, en même temps, le silence prend aussi une nouvelle valeur. Le silence d’avant le langage et le silence d’après l’acquisition du langage n’ont pas le même sens. Nous ne pouvons pas nous empêcher d’exprimer ce que nous sommes et nous le faisons de toute manière dans nos attitudes, dans nos comportements, dans l’expression silencieuse de notre corps. 
Par définition, le silence est absence de bruit ou de discours. Mais on peut aussi parler de silence intérieur, par opposition à un bruit contenu dans l'esprit. On peut distinguer le silence, sous son aspect sain et libérateur, dans la vie courante et dans la vie de l'esprit.
La communication entre les hommes ne peut pas se contenter de sous-entendus. Elle nécessite la parole.
 

Il existe différentes valeurs du silence depuis le refus du dialogue, de l'engagement dans la parole, à la suspension qui ne dit rien mais suggère beaucoup. Si, en-deçà des mots, il existe bien une réalité indicible, alors nous pouvons reconnaître au silence un sens, et le pouvoir de manifester cette réalité qui n'entre pas dans le langage, mais que le langage vise.

Mais de quel ordre est ce silence ? 

    1) Il peut manifester la réalité affective, et se rattacher au vécu le plus intime, aux sentiments. C'est vrai qu'il est des tremblements de mains qui sont plus éloquents que des discours pompeux de remerciements. C'est aussi la difficulté que rencontre l'expression poétique quand elle veut mouler la délicatesse des sentiments dans des mots aux contours rugueux, usés par la banalité quotidienne. 

    2) Il peut manifester la réalité inconsciente. Les actes manqués, les lapsus ne sont pas des formulations intentionnelles, et pourtant ils signifient à leur manière le contenu de l'inconscient, des intentions cachées. Le non-dit a, d'un point de vue psychologique, beaucoup d'importance. Ce que l'on n'ose pas dire, on le trahit aisément, car ce qui est refoulé cherche toujours à s'exprimer d'une manière ou d'une autre. Cela veut dire que le refoulé reviendra dans les moments d'inattention; au moment où l'on pensait ne rien dire, il viendra s'immiscer dans le discours pour dire, ou incliner une posture du corps, une attitude pour s'exprimer. Il y a ce que le sujet dit et ce qu'il ne dit pas, qu'il se cache à lui-même, mais qui pourtant affleure dans ses attitudes.

    3) il peut aussi faire signe vers la réalité spirituelle, l'Absolu en deçà de tous les mots. L'expérience mystique est un tel recueillement intérieur qu'elle rassemble dans une intériorité qui précède toute expression. Toutes les traditions spirituelles insistent sur la valeur de purification du Silence. L'absence de bruit autour de soi, dans le spectacle et l'extériorité n'est pas le silence. C'est déjà un faux silence, car le silence vrai est d'abord se taire au fond de soi". Il n'est en rien incompatible avec un bruit extérieur. Le véritable bruit commence dans la pensée et sa prolifération inutile, ce blabla continuel que l'on dénomme parfois "l'intimité", et qui n'est souvent que l'effet d'une pensée parasite.
Le premier pas vers le Silence, c'est d'arrêter les vagues du mental, et non de se boucher les oreilles. A partir du moment où le mental s'apaise, la pensée se fait plus intuitive et la présence à soi plus dense.
 

Non devons reconnaître plusieurs valeurs du silence, depuis l’incommunicabilité où se trouve celui qui n’a pas accès aux mots, jusque dans les blancs de silence de la parole. Les valeurs du silence sont les valeurs de notre rapport à l’être, ils sont autant de degrés d'intériorité, de densité ou de vacuité, de condensation ou de dispersion, de présence ou d'absence.
Le silence de l'inquiétude traduit le manque d'être de l'attente, du moi saisi de sa pro-tension temporelle.
Le silence de l'ennui est ce vide d'existence du désir qui reste encore hanté par le désir et en manque d'occupation, l'ego qui tourne en rond, sans parvenir à accrocher une motivation à quoi que ce soit.
Le silence du désespoir est ce naufrage intérieur où le sens d'exister du monde s'effondre, quand l'ego, identifié avec la projection de ses désirs, voit se défaire le sens même de ses attentes.

Posté par jeanlouisgrig à 14:56 - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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