La Gazette de Triniach

30 septembre 2016

Course contre la honte

 

Eh Tonton, est-ce que t´as regardé dehors ? Sur l´avenir de nos enfants il pleut de plus en plus fort.
Quand je pense à eux pourtant, j´aimerais chanter un autre thème.
Mais je suis plus trop serein, je fais pas confiance au système.
Ce système fait des enfants mais il les laisse sur le chemin.
Et il oublie que s´il existe, c´est pour gérer des êtres humains.
On avance tous tête baissée sans se soucier du plan final
Ce système entasse des gosses et il les regarde crever la dalle Tonton on est du bon côté mais ce qu´on voit, on ne peut le nier J´ai grandi au milieu de ceux que le système a oubliés
On vit sur le même sol mais les fins de mois n´ont pas le même parfum
Et chaque année monte un peu plus la rumeur des crève-la-faim
Le système a décidé qu´y avait pas de place pour tout le monde Tonton, t´as entendu les cris dehors, c´est bien notre futur qui gronde
Le système s´est retourné contre l´homme, perdu dans ses ambitions
L´égalité est en travaux et y´a beaucoup trop de déviations.

Eh Tonton... On va faire comment ? Dis-moi Tonton, on va faire comment ?
Est-ce que les hommes ont voulu ça, est-ce qu´ils maîtrisent leur rôle.
Ou est-ce que la machine s´est emballée et qu´on a perdu le contrôle.
Est-ce qu´y a encore quelqu´un quelque part qui décide de quelque chose
Ou est-ce qu´on est tous pieds et poings liés en attendant que tout explose
Difficile de me rassurer Tonton, je te rappelle au passage
Que l´homme descend bel et bien du singe pas du sage.


Et c´est bien l´homme qui regarde mourir la moitié de ses frères
Qui arrache les derniers arbres et qui pourrit l´atmosphère
Y´a de plus en plus de cases sombres et de pièges sur l´échiquier
L´avenir n´a plus beaucoup de sens dans ce monde de banquiers
C´est les marchés qui nous gouvernent, mais ces tous ces chiffres sont irréels
On est dirigé par des graphiques, c´est de la branlette à grande échelle

Eh Tonton, on va faire comment, tu peux me dire? Comme il faut que tout soit rentable, on privatisera l´air qu´on respire
C´est une route sans issue, c´est ce qu´aujourd´hui, tout nous démontre
On va tout droit vers la défaite dans cette course contre la honte

Eh Tonton... On va faire comment ? Dis-moi tonton, on va faire comment ?
Entre le fromage et le dessert, tout là-haut dans leur diner
Est-ce que les grands de ce monde ont entendu le cri des indignés
Dans le viseur de la souffrance, y´a de plus en plus de cibles
Pour l´avenir, pour les enfants, essayons de ne pas rester insensibles

Ma petite gueule d´amour, mon Polo, mon ami Châtaigne
On va rien lâcher, on va aimer regarder derrière pour rien oublier, ni les yeux bleus ni les regards noirs
On perdra rien, peut-être bien un peu, mais ce qu´il y a devant, c´est si grand
Ma petite gueule d´amour, mon Polo, mon ami Châtaigne
T´as bien le temps d´avoir le chagrin éternel
S´ils veulent pas le reconstruire le nouveau monde, on se mettra au boulot
Il faudra de l´utopie et du courage
Faudra remettre les pendules à l´heure, leur dire qu´on a pas le même tic tac, que nous, il est plutôt du côté du cœur
Fini le compte à rebours du vide, du rien dedans
Ma gueule d´amour, mon petit pote d´azur il est des jours où je ne peux rien faire pour toi
Les conneries je les ai faites, et c´est un chagrin qui s´efface pas
Faut pas manquer beaucoup pour plus être le héros, faut pas beaucoup
Je t´jure petit frère, faut freiner à temps
Va falloir chanter l´amour, encore plus fort
Y´aura des révolutions qu´on voudra pas, et d´autres qui prennent leur temps, pourtant c´est urgent
Où est la banque?
Il faut que je mette une bombe, une bombe déodorante, une bombe déodorante pour les mauvaises odeurs du fric qui déborde.
Pas de place pour les gentils, pour les paumés de la vie.
Chez ces gens-là, on n’aime pas, on compte.
Ma petite gueule d´amour, mon Polo, mon ami Châtaigne.
P´tit frère, putain, on va le reconstruire ce monde.
Pour ça, Tonton, faut lui tendre la main.
Tonton, il peut rien faire si t´y crois pas.
Alors faudra se regarder, se découvrir, ne jamais se quitter.
On ne va rien lâcher.
On va rester groupé.
Y´a les frères, les cousines, les cousins, y a les petits de la voisines, y´a les gamins perdus qui deviennent des caïds de rien, des allumés qui s´enflamment pour faire les malins.
Y´a la mamie qui peut pas les aider, qu´a rien appris dans les livres, mais qui sait tout de la vie.
À force de ne plus croire en rien, c´est la vie qui désespère.
Faut aimer pour être aimé
Faut donner pour recevoir
Viens vers la lumière, p´tit frère
Ta vie c´est comme du gruyère, mais personne te le dis que tu as une belle âme
Ma petite gueule d´amour, mon Polo, mon ami Châtaigne
On va rien lâcher
On va aimer regarder derrière pour rien oublier.

 

* L'auteur de ce texte est : Fabien Marsaud, slameur français, né le 31 juillet 1977 au Blanc-Mesnil, en Seine-Saint-Denis plus connu sous le speudo de :  Grand Corps Malade.

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14 septembre 2016

"Papa c'est quoi la gauche ?"

 

Papa, j'ai vu Taubira à la télé ! Elle dit qu'il faut sauver la gauche !". "Ah bon…". "Maman dit que t'aimes pas Taubira. Et que c'est parce qu'elle est noire !". "Ta mère dit n’importe quoi. J'aime pas Taubira parce que c'est la reine des connes !".
Là j'ai méchamment marqué un point. Elle s'est tue. Pas longtemps.

"Taubira elle est bien de gauche ?". "C'est ce qu'elle dit. Mais c'est la gauche Assurancetourix, tu sais, le barde qu'on bâillonnait parce que les Gaulois n'en pouvaient plus de l'entendre brailler". "Ah !". "Taubira a dit qu'elle allait s'impliquer fortement dans la campagne des présidentielles". "Alors là pas de doute : c'est sûr que la gauche est foutue !".

"Bon, mais dis-moi, c'est quoi la gauche ?". "Euh…". "Pardon ?". "Euh…". "T'es nul de chez nul, tu devrais savoir !". "Euh…". "Et Hollande, tu l'aimes pas non plus ?". "Tu te trompes : j'ai voté pour lui !". "Hihihi !". Elle a ri et je souffle un peu. La trêve est de courte durée. "Papa, la gauche, c'est être pour les pauvres et contre les riches ?". "C'est ce qu'on a cru pendant longtemps. Aujourd'hui, les pauvres votent pour Marine Le Pen…". "Ça alors. Ils sont devenu fous ces pauvres !".

"Peut-être, mais dans ce cas, ce sont les mensonges de Hollande et de la gauche qui les ont rendus fous". Elle est tenace, têtue, avec de la vitalité à revendre. Et elle ne me lâche pas. "Il y en a plein qui se disent de gauche. Tu sais, celui à la marinière et les autres". "Ah oui, Montebourg". "C'est ça. Il est mignon !". "T'as pas l'âge, et de toute façon il est avec Aurélie Filippetti". "C'est qui ça ?". "Elle a été ministre de la Culture". "Et ça sert à quoi un ministre ?". "À dire du bien du président qui l'a nommé. Et à en dire du mal une fois qu'ils ont été virés".

"Mais si la gauche est foutue, pourquoi ils sont si nombreux à se dire de gauche ?". "Tu penses à qui ? à Mélenchon, Hamon, Lienemann, Montebourg, Laurent, Guedj, Cosse, Duflot ?". "Là, tu m'embêtes avec tous ces noms". "Ils sont petits et quand la gauche est petite, ils pensent tous qu'ils ont une vraie chance d'être à niveau". "Papa, dis-moi aussi pourquoi on parle tout le temps des musulmans dans cette campagne ?". "Euh…". "Mais nous, on n'est pas musulmans ?". "Arrête de faire l'idiote sinon je t'habille en burqa !". "Hihihi !". Elle a ri, je respire.

"Et quand on est musulman, on est de gauche ?". "Pas vraiment. Jaurès et Blum n'ont jamais évoqué le djihad comme étant un levier révolutionnaire pour que le monde change de base". "Ah ! On dit que t'es islamophobe". "Ah bon ! C’est nouveau, et puis pourquoi pas. Au XVIIIème siècle, j'aurais été cathophobe : nous sommes au XXIème siècle…". "Papa, est-ce que nous sommes de gauche ?". "Euh…". 

Stop, ça suffit ! Tu deviens chiante… Comme la gauche...

 

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02 août 2016

Monument aux morts et support publicitaire

 

En principe, si j’ose dire, l'expression " monuments aux morts " s'applique aux édifices érigés par les collectivités territoriales - le plus souvent les communes - pour honorer la mémoire de leurs concitoyens " morts pour la France ", sauf dans les départements d'Alsace et de Moselle où, pour des motifs historiques, cette notion est remplacée pour la guerre de 1914-1918 par celle de " morts à la guerre ".

Juridiquement, les monuments aux morts sont pour la plupart des biens communaux et relèvent comme tels de la compétence des municipalités. A l'origine, la fonction de ces édifices a été de rassembler la population autour du souvenir de ceux qui ne reviendront plus vivre dans la cité, faisant ainsi participer la commune au travail de deuil des familles.

Et bien figurez-vous qu’à LATOUR de FRANCE, le monument aux morts a une autre fonction et dés plus surprenante. 

Il sert de support publicitaire. Fallait oser....

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04 juillet 2016

Humilité

 
Un hommage national sera rendu à Michel Rocard aux Invalides... à sa demande
L'ex-premier ministre, décédé samedi, a laissé des indications très précises sur l'hommage qu'il souhaitait après sa mort
 
Décédé d'un cancer samedi à 18h30 à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, après dix jours d'hospitalisation, Michel Rocard ne s'en est pas allé sans laisser un testament "très précis" sur le triple-hommage qu'il souhaitait à sa mort.
 
Il souhaitait tout d'abord une cérémonie religieuse dans un temple protestant, puis un hommage national aux Invalides, et enfin un hommage au siège du Parti socialiste.
 
Ce dernier se tiendra autour du 11 juillet, a déclaré ce dimanche Jean-Christophe Cambadélis, le Premier secrétaire du PS.
 
"Michel Rocard avait laissé un testament très précis. Il voulait une cérémonie au temple, un hommage national aux Invalides avec allocution du président de la République mais aussi de l'ancien secrétaire général de la CFDT, Edmond Maire, et un hommage à Solférino avec intervention du Premier ministre Manuel Valls, de l'historien du PS Alain Bergounioux et de moi-même", a détaillé Jean-Christophe Cambadélis.
 
Humilité, simplicité, intimité....

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09 juin 2016

Lettre ouverte à Monsieur Michel PIGEON

 

Monsieur le Maire,

Faisant suite à mon intervention du mardi 07 juin 2016 à 17h auprès des joueurs de boules qui s’adonnaient à leur sport favoris dans le jardin d’enfants et à notre rencontre avec ces derniers en compagnie de Monsieur Didier FABRESSE 1er Adjoint, du mercredi 08 juin 16h 30, il m’apparait nécessaire de vous rappeler divers faits et de revenir sur certains aspect de cette entrevue.

Ma démarche et mon intervention, Monsieur le Maire, n’ont pour d’autres motivations que le souci du partage de espace public et du bien vivre ensemble.
Il n’est pas question « d’emmerder » personne comme je me le suis entendu dire en votre présence. Il ne s’agit pas non plus d’interdire la pratique de leur sport favori aux joueurs de pétanque. Il s’agit tout simplement de faire en sorte que chacun respecte l’autre. De faire, que l’espace public y compris les espaces dédiés soient et restent des espaces de liberté pour tous, dans le respect de règle, voir d’interdiction pour le bienêtre de leurs utilisateurs et la sécurité de chacun.

Notre commune est dotée d’un « Jardin d’enfants » et vous êtes mieux placé que quiconque pour savoir que ce type de structure est soumise à diverses règles et à diverses normes de sécurité spécifique aux structures accueillants des enfants.

Alors que nos amis « boulistes » ont à disposition un emplacement réservé et sécurisé, un boulodrome qu’ils n’utilisent pas ou peu pour diverses raisons y compris d’ordre climatique… leur présence dans le Jardin d’enfants, pour la pratique de la pétanque quelques en soient les raisons n’est pas tolérable. De plus, cette pratique déroge aux règles établies et présente un risque évident pour les enfants utilisant cet espaces qui leur est dédié et pour leurs accompagnants.


Comme vous avez pu le constater lors de notre intervention sur le terrain le 07/06/2016, les conditions d’utilisations telles que vous les avaient définies verbalement sous conditions (arrêt des parties si présence d’enfants dans le jardin) à Monsieur le Président du club de boule de la commune ne sont pas respectées.

Lors de cette visite, vous faisant remarquer la présence d’enfants et de leur parent dans le jardin sans pour autant que nos amis boulistes arrête de jouer, votre réponse Monsieur le Maire (je vous site) : oui ! Mais ils sont loin… ne peu satisfaire personne. Pas plus d’ailleurs, comme vous l’envisagez, la signature d’une charte de bonne conduite, d’un protocole ou de tous autres accords d’utilisation ne garantira la sécurité des lieux.

Si l’extension du boulodrome sur le terrain du jardin d’enfants vous semble la réponse la mieux approprié pour solutionner ce problème vous m’en voyez ravie. Mais dans ce cas la sécurisation de ce nouvel espace par la pose d’une clôture est indispensable et dans l’attente de votre décision et de la réalisation des travaux, le principe de précaution s’impose.

Pour ce faire Monsieur le Maire permettez-moi de vous faire une suggestion.

  • La prise d’un arrêté municipal interdisant la pétanque dans le Jardin d’enfants.

Cet arrêté d’interdiction, peu s’accompagner de dérogations ou de tolérances telles que vous en aviez convenues auparavant. Il réglementera les conditions d’utilisations temporaire d’un espace défini et vous permettra si nécessaire de verbaliser tous contrevenants à cette directive.

Enfin de vous rappeler Monsieur le Maire :

  1. Que le problème ne date pas d’hier et que depuis le début de votre mandature, nous nous sommes entretenus à plusieurs reprises de cette situation conflictuelle.
  2. Que lors de mon intervention du 07 juin 2016, certains de ces joueurs de boules ont proférés devant témoins des menaces physiques sur ma personne et sur mes animaux.
  3. Que faisant suite à ces faits, à ma demande, le 08/06/2016 la gendarmerie de LATOUR DE FRANCE vous à saisie sur ces comportements inacceptables.

En conséquence, je vous serez très obligé de bien vouloir informer l’ensemble de nos élus de ces faits et d’inscrire le sujet à l’ordre du jour de la prochaine réunion de notre Conseil Municipal afin que soit prise dans les plus brefs délais les mesures qui s’imposent pour que tels faits ne se reproduisent.

 Dans l’attente, recevez Monsieur le Maire mes respectueuses salutations.

 

Monsieur Jean Louis Grignard

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17 mai 2016

Verdun, BlackM : La nuit de l'inculture

 

Il faut n'avoir jamais arpenté le paysage lunaire où reposent les villages martyrs : Beaumont, Fleury, Cumières… pour envisager de commémorer la bataille de Verdun par un concert de rap. 

Il faut ne rien connaître des paroles de poilus - «c'est vraiment une vision de mort, de destruction acharnée, ce ravin. Des morts partout, dans toutes les positions». - pour affirmer comme notre secrétaire d'État aux Anciens Combattants que la vague d'indignation qu'a provoquée l'organisation de ce concert est «un premier pas vers le fascisme».

C'est avoir oublié, que Verdun, c’est plus de 700.000 victimes (en incluant blessés et prisonniers de guerre), c'est 300.000 morts français et allemands dont 100.000 sans sépulture et que seul «le silence des consécrateurs convenait au repos des hommes qui avaient accepté en silence, qui avaient souffert en silence, qui étaient morts en silence» (Montherlant).

Plongés dans la nuit de l'inculture, nous devons donc supporter les provocations, les approximations, les manipulations du gouvernement. Comme si le souvenir des soldats morts au combat était un moyen de «faire plaisir aux jeunes» et l'Histoire, un outil de sondage.

Nous avons entendu un ancien ministre de l'Économie devenu commissaire européen affirmé qu'il ne croyait pas «aux racines chrétiennes de l'Europe» transformant ainsi une réalité indiscutable en acte de foi. Nous avons supporté les mots sidérants d'un secrétaire d'État chargé de la mémoire de nos soldats traitant de «fascistes» ceux qui par les maigres moyens des réseaux sociaux ont voulu empêcher de voir transformer l'ossuaire de Douaumont en arrière-plan d'un divertissement de masse.

Que le chanteur s'en soit pris autrefois aux «youpins», aux «pédés», aux «kouffars» (les mécréants dans la terminologie de Daech) ne comptait pas. Les mêmes qui traquent «les dérapages» et curent comme un coquillage l'esprit d'Éric Zemmour pour y trouver une pensée criminelle ont pris la défense du rappeur, victime selon eux «du politiquement correct». Il fallait vraiment être un pinailleur pour ne pas accepter l’évidence : Black M à Verdun, c'est bien, puisque Robert Ménard et Marion Maréchal-Le Pen sont contre !

«Tout est culture», proclamait Jack Lang il y a vingt-cinq ans, le tag comme une fresque de Piero della Francesca. «Tout est histoire», proclamons-nous aujourd'hui, et rien ne distingue la «plainte d'un blessé dans la nuit glaciale et pluvieuse» (Genevoix) et les rythmes d'un morceau de rap. Les faits, les hommes, les lieux, les dates sont des outils jetables pour politiciens et communicants. Dans nos temps de «profanation intégrale» (Alain Finkielkraut), il n'y a plus ni silence ni recueillement. Ni dignité, même. Tout se vaut et tout se vautre dans la médiocrité.

«On oubliera, écrit Roland Dorgelès dans Les Croix de bois. Les voiles de deuil, comme des feuilles mortes, tomberont. L'image du soldat disparu s'effacera lentement dans le cœur consolé de ceux qui l'aimaient tant.

Et tous les morts mourront pour la deuxième fois…»

 

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16 mai 2016

"kouffars", "pédés", "youpins", ça vous choque?

 

Monsieur Jean-Marc Todeschini, secrétaire d'État aux anciens combattants, est un être sensible. Un rien l'ébranle. Un rien la touche. Un rien le bouleverse. Qui n'a pas entendu sa poignante lamentation ne saura jamais ce que peut être la souffrance d'un homme brisé.
Il en avait gros sur le cœur, M. Todeschini ! Et sa blessure portait un nom : l'annulation par la mairie de Verdun d'un concert, initialement organisé par elle, du rappeur Black M.

Il était choqué M. Todeschini ! Choqué par "le déferlement de haine, de violence et d'intolérance" qui avait abouti à l'annulation du concert. Il était choqué car il voyait là "un premier pas vers le fascisme" ! Il était désespéré, indigné, car Verdun s'était transformé en Waterloo morne plaine, son ami Samuel Hazard, le maire socialiste de la ville, ayant dû baisser la tête devant les hordes brunes et noires.

Le moment était d'autant plus douloureux car, selon M. Todeschini, l'annulation insultait la mémoire des centaines de milliers de morts "de toutes races, de toutes couleurs, de toutes religions" (il y avait peut-être quand même quelques Français parmi eux ?) tombés à Verdun. Et pourquoi étaient-ils morts ? "Pour la liberté d'expression", sanglotait M. Todeschini. Et donc, pour que Black M puisse chanter ce qu'il veut, quand il veut, où il veut.

Les pauvres morts de Verdun auraient donc donné leur vie pour que Black M puisse dire librement que la France est un pays de "kouffars". Pour qu'il puisse, comme quand il chantait avec Sexion d'Assaut, énoncer quelques vérités sur les "pédés" à qui il faudrait "couper le pénis". Pour qu'il ait la liberté d'évoquer l'existence d'une certaine catégorie de gens qualifiés par lui de "youpins".

Pleure, ô mon pays bien-aimé ! Pleure, ô France qu'on enchaîne ! Pleure, en regardant le vol noir des corbeaux sur nos plaines ! Les fascistes ont fait taire Black M. Et c'est nous tous, si l'on en croit M. Todeschini, qu'on bâillonne. Nombreux sont certainement ceux qui, au vu de ses déclarations, auront tendance à considérer que le secrétaire d'État aux anciens combattants est un sale type, voire pour les plus fascistes, un sale con...

Erreur, insupportable erreur. M. Todeschini est juste un pauvre type. Un grotesque. Un personnage ridicule. Un comique de caniveau. On notera que c'est certainement en raison de ces qualités qu'il est membre du gouvernement de Manuel Valls.

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18 avril 2016

Abracadabrah, c'est l'Etat qui paiera

 

Après avoir répété son désormais légendaire « ça va mieux ! », le Président a déclaré ce vendredi dans l’Oise : « l’Etat prend intégralement en charge la baisse des cotisations familiales » dans le cadre de la nouvelle étape du Pacte de responsabilité. Même si François Hollande s’est bien gardé de rappeler que cette « nouvelle étape » a été retardée de 3 mois, l’essentiel est ailleurs : dans la rhétorique omniprésente d’un « Etat qui paie », comme s’il disposait de ses propres ressources, ce fameux « argent public », dont il oriente la répartition en fonction de « l’intérêt général ». 

Qu’on ne s’empresse pas de dénoncer ici un nouvel effet de « l‘idéologie socialiste » : la conviction est bien plus profonde et transpartisane : elle repose sur une culture étatiste très ancrée dans notre pays, remontant à l’Ancien Régime où « le Roi propriétaire éminent du Royaume », comme disait ses juristes, décidaient de la part à prélever sur le peuple, selon son « bon plaisir ». 

Rebaptisé « intérêt général » par la République, ce bon plaisir prospère depuis, tandis que « l’argent public » se voit revêtu d’une légitimité que ne saurait bien sûr avoir le vil argent privé, fruit de la cupidité individuelle. Conséquence logique : le prélèvement étatique n’a aucune limite a priori : cf la taxe à 75%. Car, si l’on y réfléchit bien, l’impôt n’est-il pas une opération de purification salutaire, une merveilleuse alchimie fiscale transformant les profits égoïstes en bons et purs deniers publics ? D'où les cris d’orfraie et l’indignation un rien hypocrite, à chaque affaire d’évasion fiscale, dénoncée par le concert des belles âmes comme une scandaleuse spoliation du bien commun… 

Mais il se pourrait bien que le consentement à l’impôt commence à vaciller devant les règles dérogatoires d’un Etat qui ne pratique pas la vertu financière qu’il impose férocement - tout comme le droit du travail - au secteur privé. Au-delà du détournement pur et simple de fonds publics, la pratique bien plus répandue d’une gestion laxiste de « l’argent public » demeure encore en France péché véniel. Pour l’année 2015, les saisines de la Cour de discipline budgétaire et financière (CDBF) se sont élevées en tout pour tout à… 23 ! Et la Cour de se féliciter que ce chiffre « relativement élevé » (sic) est « au-dessus de la moyenne constatée pendant la période 2006-2015 (15 saisines) » (rapport d’activité 2015 de la CDBF). On reste confondu devant tant de vertu gestionnaire de nos décideurs publics. Hélas, la multiplication des rapports à charge de la Cour des comptes ne permet guère d’y croire.

Mais le plus grave est ailleurs, comme le montre la politique actuelle du gouvernement de distribution de chèques : agriculteurs, fonctionnaires et jeunes. Catégories qui demandent pourtant tout autre chose : les agriculteurs, non des subventions, mais des prix rémunérateurs ; les fonctionnaires, non une hausse dérisoire du point d’indice, mais des vraies perspectives de carrière ; et les jeunes, non des indemnités, mais des opportunités. Qu’importe : l’Etat fait la charité à ses pauvres !



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06 avril 2016

Rénovation du carré militaire communal

 

            Chers lecteurs, chers amis, Tourrilles et Tourrils, trouvez ci-dessous copie de la lettre que j'ai adressé à Monsieur Michel PIGEON Maire de LATOUR de FRANCE et à Monsieur Pierre LAPRAYE Président du Souvenir Français Comité haut Fenouillédes. 

Nous devons nous rencontrer ce jour en Mairie pour en débattre. J'ai bon espoir d'obtenir leurs collaborations pour mener à bien cette rénovation dans les plus brefs délais. Je ne manquerais pas de revenir vers vous, pour vous tenir informer des suites données à ce projet de conservation de notre patrimoine historique communal.

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LATOUR de FRANCE le 28 mars 2016

 

Monsieur le Maire,
Monsieur le Président du Souvenir Français

 

L’identification des deux sépultures anonymes du carré militaire de la commune de Latour de France est à présent chose faites et je suis fier d’y avoir contribué. Mais mettre un nom sur celles-ci, pour que les hommes qu’elles abritent ne soient plus ignorés et ne tombent dans l’oubli, n’est pas suffisant.
Nous nous devons de leur offrir un lieu de sépulture à la hauteur de leur sacrifice pour nos valeurs, pour le République et pour la France. Un lieu digne de leur engagement, un lieu, où chacun pourra se recueillir, témoigner et commémorer, un lieu où accomplir notre devoir de mémoire et la rénovation du carré militaire, en fait partie.

Comme vous avez pu le constater, celui-ci en a grand besoin.

Par la présente, j’ai l’honneur de vous demander, de bien vouloir prendre en considération ce projet de rénovation et de le soutenir.
 
Je ne doute pas un seul instant que vous saurez faire face à vos obligations et donnerez une suite favorable à ce projet. C’est pourquoi, dès à présent j’ai décidé de m’engager à vos côtés et mis à disposition de la commune le mat porte drapeau.

J’espère que nous aurons dans les plus brefs délais, le plaisir de célébrer tous ensemble les commémorations à venir sur la place d’arme du carré militaire fraichement rénové.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, Monsieur le Président du Souvenir Français, l’expression de ma considération distinguée.

 

Monsieur Jean Louis Grignard

 

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30 mars 2016

Un brin d'histoire.

 

Un peu brin d’histoire, Eudes ou Odon, comte de Paris et marquis de Neustrie, roi des Francs, de Charles Martel et Charlemagne

Il s'agit là, d'un peu d'histoire ...oubliée, mais c'est notre histoire, celle de la France et plus particulièrement celle du Sud de la France.

Les musulmans sont entrés pour la première fois en 714 dans ce qui était la France à l'époque. Ils se sont emparé de Narbonne, qui est devenue leur base pour les 40 années suivantes, et ont pratiqué des razzias méthodiques. Ils ont ravagé le Languedoc de 714 à 725, détruit Nîmes en 725 et ravagé la rive droite du Rhône jusqu'à Sens.

En 721, une armée musulmane de 100.000 soldats mit le siège devant Toulouse, défendue par Eudes, le duc d'Aquitaine. Charles Martel envoya des troupes pour aider Eudes. Après six mois de siège, ce dernier fit une sortie et écrasa l'armée musulmane qui se replia en désordre sur l'Espagne et perdit 80.000 soldats dans la campagne.

On parle peu de cette bataille de Toulouse parce qu'Eudes était mérovingien. Les Capétiens étaient en train de devenir rois de France et n'avaient pas envie de reconnaître une victoire mérovingienne.
Les musulmans ont conclu alors qu'il était dangereux d'attaquer la France en contournant les Pyrénées par l'est, et ils ont mené leurs nouvelles attaques en passant à l'ouest des Pyrénées. 15.000 cavaliers musulmans ont pris et détruit Bordeaux, puis les Pays de la Loire, et mis le siège devant Poitiers, pour être finalement arrêtés par Charles Martel et Eudes, comte de Paris et marquis de Neustrie, roi des Francs, à vingt kilomètres au nord de Poitiers, en 732.

Les musulmans survivants se sont dispersés en petites bandes et ont continué à ravager l'Aquitaine. De nouveaux soldats les rejoignaient de temps en temps pour participer aux pillages. (Ces bandes n'ont finalement été éliminées qu’en 808, par Charlemagne)

Les ravages à l'est ont continué jusqu'à ce qu'en 737 Charles Martel descende au sud avec une armée puissante, et reprenne successivement Avignon, Nîmes, Maguelone, Agde, Béziers et mettent le siège devant Narbonne. Cependant, une attaque des Saxons sur le nord de la France oblige Charles Martel à quitter la région.

En 759 enfin, Pépin le Bref reprit Narbonne et écrasa définitivement les envahisseurs musulmans. Ces derniers se dispersèrent en petites bandes, comme à l'ouest, et continuèrent à ravager le pays, notamment en déportant les hommes pour en faire des esclaves castrés, et les femmes pour les introduire dans les harems d'Afrique du Nord, où elles étaient utilisées pour engendrer des musulmans.

La place forte de ces bandes se situait à Fraxinetum, l'actuelle Garde-Freinet  située dans le département du Var en Région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
En 972, les bandes musulmanes capturèrent Mayeul, Abbé de Cluny, sur la route du Mont Genèvre. Le retentissement fut immense. Guillaume II comte de Provence, passa 9 ans à faire campagne pour motiver tous les Provençaux, puis, à partir de 983, chassa méthodiquement toutes les bandes musulmanes, petites ou grandes. En 990, les dernières furent détruites. Elles avaient ravagé la France pendant deux siècles….

La pression musulmane ne cessa pas pour autant. Elle s'exerça pendant les 250 années suivantes par des razzias effectuées à partir de la mer. Les hommes capturés étaient emmenés dans des camps de castration en Corse, puis déportés dans les bagnes du Dâr al islam, et les femmes d'âge nubile dans les harems. Les repaires des pirates musulmans se trouvaient en Corse, en Sardaigne, en Sicile, sur les côtes d'Espagne et celles de l’Afrique du Nord.
Toulon a été totalement détruite par les musulmans en 1178 et 1197, les populations massacrées ou déportées, la ville laissée déserte.

Finalement, les musulmans ayant été expulsés de Corse, Sicile, Sardaigne, du sud de l'Italie et de la partie nord de l'Espagne, les attaques sur les terres Française cessèrent mais elles continuèrent sur mer. Ce n'est qu'en 1830 que la France, exaspérée par ces exactions, se décida à frapper le serpent à la tête, et à aller en Algérie détruire définitivement les dernières bases des pirates musulmans.

Nous savons tous, ce qu'est devenue ensuite l'Algérie, et l'histoire ne s'est pas figée pour autant…

 

 

 

 

 

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